BASES DE CONNAISSANCES

Les ré-écritures logicistes, éditées selon le format SCD, livrent des bases de règles et des bases de faits. Les bases de règles sont composées des propositions interprétatives accompagnées des arguments dont elles sont tirées, tandis que les bases de faits sont formées de l'ensemble des données mobilisées par les arguments. Bases de règles et de faits établissent à proprement parler des bases de connaissance qui comprennent, selon la définition qu'en donne J.-C. Gardin (Gardin et al. 1987) :

•  un savoir dit factuel , qui consiste en données d'observation propres au domaines considéré, recueillies dans une intention scientifique ou technique précise ;

•  un savoir que l'on peut appeler opératoire , par symétrie, formé de règles de raisonnement les unes particulières au même domaine, les autres recevables dans un univers de référence plus large (par exemple, les règles dites du " sens commun ").

" Opérations " et " faits " sont deux formes de savoirs que l'on conjugue pour produire ou reproduire des constructions scientifiques. En favorisant leur publication combinée, il est possible d'envisager, pour la première fois en sciences humaines, la constitution de bases de connaissances. Celles-ci seront alimentées par les monographies et les articles publiées au format SCD. La constitution de bases de connaissances est, de ce point de vue, un projet à moyen terme .

Actuellement, des recherches sont en cours sur les modalités d'interrogation de ces bases de connaissances dans le cadre du programme CNRS «Archivage et patrimoine documentaire. Apports des sciences de l'information et de la cognition» , sous la responsabilité de Nathalie Aussenac (IRIT, Toulouse).
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